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lundi 8 août 2016

Delirium 1, Lauren Oliver

Titre : Delirium
Série : Delirium, livre 1
Auteur : Lauren Oliver
Date de publication : 1er mars 2012 (VO : 3 février 2011) 
Éditions : France Loisirs, Hachette, Le livre de Poche Jeunesse, Le livre de Poche
Pages : 452 pages 
Résumé :
Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »


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J'avais envie de lire une nouvelle dystopie parce que c'est un genre littéraire que j'adore depuis ma plongée dans Hunger GamesDelirium s'est vite imposé à moi vu le nombre d'avis positifs que j'ai lu. J'ai donc emporté le premier tome en vacances et je l'ai lu d'une traite, sur le vol Paris/New-York !


Une dystopie originale 

Dans cette société futuriste, l'amour est considéré comme une maladie grave, au même titre que l'hypertension ou la dépression. Les scientifiques ont trouvé un moyen de soigner les gens par le biais d'une opération.

Il y a soixante-quatre ans que le Président et le Gouvernement ont classé l'amour au rang des maladies, et quarante-trois que les scientifiques ont mis au point un remède. 

Comme les gens ne peuvent plus tomber amoureux, ils doivent passer des tests pour trouver un compagnon assorti. Le choix est alors réduit à 4 ou 5 individus .

Ce que j'ai d'abord aimé dans Delirium, c'est que, pour une fois, on n'a pas une héroïne révolutionnaire qui pense qu'elle vit dans une tyrannie et qui cherche le moyen d'enfreindre les règles. Non, Lena n'est pas Katniss, Tris ou Ivy. Celle qui est plus révolutionnaire, c'est son amie Hana qui écoute de la musique interdite et rêve de braver toutes les censures.
Lena ne se sent pas oppressée dans un monde qui ne lui ressemble pas. Au contraire, elle est persuadée que l'opération est là pour sauver les gens. Après tout, le gouvernement raconte partout des histoires d'amour à l'époque où ce "fléau" n'était pas encore reconnu comme une maladie où des gens finissaient malheureux, tellement malheureux qu'ils en mouraient parfois. Lena attend donc son opération avec hâte !

C'est tout ce que je désire, tout ce que j'ai jamais désiré. C'est la promesse de la guérison. 

L'histoire est assez longue à se mettre en place mais j'ai justement bien aimé le fait que l'auteure ai pris sont temps pour bien poser les bases.
Malgré ses idées fixes, Lena commence à se poser des questions. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle a des doutes mais il y a des petits détails qui font, qu'au fil du temps, l'opération ne lui semble plus sans défauts. Il semblerait que certaines personnes perdent goût aux activités qu'ils faisaient avec joie, ne développement pas d'instinct maternel... C'est un peu comme si certains devenaient neutres.


- Je veux seulement être normale, être comme les autres. 
- Es-tu certaine qu'être comme les autres te rendra heureuse ?  

D'ailleurs, pour éviter que les jeunes puissent tomber amoureux avant leurs 18 ans, année de l'opération, les interactions entre les filles et les garçons sont très imitées.
Et puis un jour Lena croise le chemin d'Alex, le garçon aux cheveux de la couleur des feuilles d'automne. Leur relation est toute mignonne, j'ai tout de suite beaucoup aimé Alex. A son contact Lena va commencer à ouvrir un tout petit peu les yeux sur la société dans laquelle elle vit.
Sous l'oeil inquisiteur de sa tante Carole, Lena redoute enfin le Protocole qui l'attend dans quelques jours et qui marquera la fin de ses sentiments pour Alex et peut-être aussi de son amitié avec Hana.

Je ne voyais pas trop où l'auteure voulait en venir et j'ai passé plus de la moitié de ma lecture à stresser pour eux ! Et alors quand on rencontre son "attitré", j'ai sérieusement commencé à grincer des dents !

Le problème est qu'il ne soit pas Alex. 

J'ai beaucoup aimé toute l'histoire même si je l'ai trouvée vraiment lente. Ce n'est que vers les 150 dernières pages que l'histoire accélère et je ne pouvais plus décrocher !
J'ai bien apprécié cette idée de voir l'amour comme une maladie avec tous les symptômes qui s'en suivent.
L'évolution de Lena est bien traitée. Elle ne passe pas, en l'espace d'un instant, du stade de bonne petite citoyenne formatée à révolutionnaire pour les beaux yeux d'un garçon. Non, elle met du temps à réaliser ses sentiments, à prendre conscience qui les gens ont tord et que cet état totalitaire n'est pas dans leur intérêt. 


Bilan

Delirium fut une bonne lecture. L'histoire est bien trouvée, intéressante et assez captivante mais souffre de longueurs. Les 100 dernières pages remontent le niveau et sont beaucoup plus addictives. 
Et mon Dieu, cette fin !! J'ai terminé avec les larmes aux yeux et la rage après moi-même de ne pas avoir apporté le tome 2 dans ma valise !!



Bonne fin de journée 

3 commentaires:

  1. J'adore la dystopie mais celle-ci ne me tente pas vraiment car j'ai entendu des avis fort mitigés sur les tomes 2 et 3. Tant mieux si ce premier tome t'a plu :)

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    1. Même chose du coup, je ne pense pas lire la suite tout de suite...

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  2. Je pense que je vais bientôt me plonger dans le second tome !

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