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19 décembre 2016

Le syndrome du papillon, Maxence Fermine


Titre : Le syndrome du papillon
Auteur : Maxence Fermine
Date de publication : 13 octobre 2016 
Éditions : Michel Lafon
Pages : 252


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Je vous avoue que j'ai demandé ce livre en partenariat parce que je trouvais la couverture trop trop belle ! Et puis le résumé me plaisait beaucoup aussi !
Lorsque j'ai vu tous les avis négatifs, j'ai pris peur mais au final, même si je n'ai pas trouvé ce liuvre génial, il y a quand même du bon à l'intérieur !

Merci à Livraddict et Michel Lafon pour ce partenariat.




Qu'est-ce que la normalité ?


Hugo est interné à Graceland depuis qu'il a voulu quitter un cours... par la fenêtre du troisième étage du lycée. Depuis, il passe ses journées à voir des psy qui cherchent à comprendre ce qui cloche chez lui. Et puis un jour, dans la cour, il rencontre Morgane. Elle souffre du syndrome d'Asperger et est obsédée par les génies, qu'ils aient brillé en musique, en physique, en peinture ou dans le cinéma. Peu-importe, elle aime ceux qui ont consacrés leur vie à leur talent et en temps que violoniste, elle espère marcher dans leurs pas. Mais son obsession a entraîné chez elle une nouvelle dépression, c'est pour ça qu'elle se retrouve, encore, en HP.
De son côté, Hugo a été diagnostiqué avec le syndrome du papillon, c'est à dire qu'il est incapable de faire des choix, et il trouve que c'est effectivement ce qui le caractérise. Il ne peut pas dire quel serait le métier qui l'intéresserait puisqu'il y en a tant, aussi passionnants les uns que les autres ! Il a beaucoup de mal à rester en place, à arriver à l'heure et se rebelle contre toute autorité.

Le premier adulte que j'ai rencontré ne m'a pas plu du tout. C'était le psy d'Hugo et il lui demandait pourquoi il ne voulait pas grandir. Heu... Personnellement je vois beaucoup plus de raisons de ne pas grandir que de grandir !! La preuve, c'est que les adultes que l'on croise dans le roman sont tous fermés d'esprit et moralisateurs, enfin, pardon, on dit "responsables". A l'inverse, j'ai trouvé que les patients avaient un côté plus rêveur et utopiste qui m'a touché.
Le truc, c'est qu'on a beau être dans un hôpital psychiatrique, je n'ai jamais trouvé qu'Hugo soit "fou", ni Morgane d'ailleurs. Au contraire, ils étaient tellement plus intéressants, intrigants, et je me sentais plus proche d'eux.
Même lorsque Hugo imagine son futur de "rêve" sur une île déserte à lire des livres, et bien, je me disais que mes rêves s’accordaient plutôt pas mal avec les siens et que c'était un sacré beau programme.

J'ai donc beaucoup accroché avec le début de l'histoire à hôpital mais au bout d'un moment, j'ai trouvé que l'on tournait un peu en rond. Alors que l'écriture très personnelle m'a charmée dès les premières pages, j'ai fini par trouver que ce côté "confidences" était aussi lourd. C'est trop "parlé", trop familier et les phrases négatives sans le "ne" m'ont vraiment gênées.
Et puis c'est ambigu parce qu'un coté l'auteur fait tout pour nous rendre Hugo "normal" et que l'on s'identifie à lui mais d'un autre, il nous rappelle à chaque page que Hugo est dépressif comme si on avait besoin d'une piqûre de rappel.


Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut alors je me contentais de rêver. Et pour ça, vous l'avez compris, je suis assez fortiche. .

Le ton change lorsque l'on change de décors. La vision qu'Hugo a de Paris est très poétique et j'ai adoré cette visite à travers ces yeux. J'avais presque envie de noter des petites remarques pour ma prochaine visite dans notre capitale. Hugo fait des erreurs, il a du mal à trouver sa place mais c'est une belle personne et ça se voit notamment à la première rencontre qu'il fait lors de son petit périple.

La fin m'a laissée un peu perplexe, je ne savais pas vraiment comme la prendre. Il y a des petites choses qui font que je ne suis pas rassurée à 100% mais bon, la vie n'est sûre et certaine pour personne... La complicité de Morgane et Hugo est mignonne et j'ai bien aimé leur petite romance.


Quand vous savez qu'un bon livre vous attend quelque part, la vie vaut la peine d'être vécue.


Bilan

Je suis mitigée sur ce roman que j'ai trouvé aussi émouvant qu’agaçant, aussi envoûtant que barbant, aussi poétique que lourd. En fait, l'histoire de base et les personnages étaient bien mais le style est très inégal et du coup, je n'ai pas été happée comme j'aurais pu, sachant qu'en plus, ce roman est très court. J'aurais aimé que les troubles de nos héros soient un peu plus creusés aussi parce que c'était intéressant et Hugo et Morgane auraient mérité un peu plus de profondeur. 
J'en garde quand même un bon souvenir de la virée parisienne d'Hugo qui a été mon moment préféré du roman. 





Bonne fin de journée 

2 commentaires:

  1. Ce livre m'avait interpellée dans une librairie mais à la lecture de quelque passages ici et là, j'en avais conclu qu'il n'était pas pour moi. Puis la lecture de ta chronique confirme cela. Trop de "négativité" par l'utilisation du NE et le fait qu'il parle de la dépression ne me convient pas. J'ai besoin de positivisme et d'optimisme :)

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    1. J'aime bien les livres un peu dramatiques s'ils sont bien amenés et se terminent bien mais là c'est un peu plat...

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